Prologue

Prologue

...Sakura Haruno est une jeune fille de 18 ans. Elle vit seule chez elle, ayant perdue ses parents à l'âge de 6 ans. Elle était très jeune mais tout de même assez grande pour en garder des souvenirs... Suite à ce drame, elle est devenue mature très tôt, trop tôt... Elle jette déjà un regard lassé sur le monde qui l'entour... Elle n'aime pas la vie, n'aime pas la compagnie des autres... La seule chose qu'elle aime, c'est écrire...
...Cette jeune femme si détruite, n'ayant véritablement vécue que jusqu'à ses 6 ans, parviendra-t-elle à apprécier, ne serais-ce qu'un peu, la vie? Et si oui grâce à quoi, et/ou à qui? La vie lui réserve-t-elle d'autres surprises? Si c'est le cas, seront-elles bonnes ou mauvaises?
...Cette enfant devenue adulte, cette jeune femme qui se dit déjà morte, morte au monde, a-t-elle encore un avenir?

# Posté le dimanche 23 mars 2008 17:17

Modifié le dimanche 08 juin 2008 12:51

Les prévenus

Les prévenus
Ohayo les gens! ^^
Si vous voulez être prévenus, il faut que vous ajoutiez cette adresse e-mail :

Saku-Sasu-Fic-d-Amour@hotmail.fr

Je vous rassure elle servira EXCLUSIVEMENT à vous prévenir. Vous ne recevrez rien d'autre de ma part.

Pour les personnes qui ne peuvent pas être prévenues ainsi, qu'elles me laissent un commentaire sur cet article et je les préviendrai en laissant un commentaire sur leur blog. Cependant, j'aime autant prévenir que l'article avec le lien vers leur blog est hors-ligne, alors ne vous inscrivez pas pour vous faire de la pub, s'il-vous-plaît. Parce qu'honnêtement, c'est pénible de devoir prévenir plus d'une centaine de personnes par commentaire. Il vous suffit de rentrer une adresse e-mail, surtout que je n'envoie RIEN d'autre qu'un court message pour vous dire que mon chapitre est en ligne. Merci de votre compréhension.

Bisous mes lecteurs adorés !

# Posté le lundi 24 mars 2008 11:59

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 08:28

Chapitre 1

Chapitre 1
Je tiens à dédier ce chapitre à Emilie, auteur de fiction-sasuke. Merci pour tous tes encouragements qui me sont allés droit au coeur! Ce chapitre est pour toi! ^^

...Tokyo. Un village du nom de Konoha. Une maison sur deux étages. Une chambre sobre. Une jeune fille aux cheveux roses allongée dans son lit. Cette même jeune fille ouvre ses yeux verts émeraude. Tout d'abord, ils scrutent le plafond. Un plafond blanc, tout ce qu'il y a de plus simple ; puis, ses yeux balayent la chambre du regard : une chambre spacieuse, bien rangée, les livres sur les étagères de la bibliothèque, bien droits, bien alignés, classés par ordre alphabétique d'auteur. Une armoire de bois peinte en blanc et finement décorée de fleurs de cerisiers. Un bureau en bois peint en blanc également, contre le mur tapissé d'un bleu clair, délavé par les années. Sur ce bureau se trouvent des photos. Un couple et un enfant dans divers endroits, à diverses années.
...Une femme d'une grande beauté, les yeux mauve pâle et les cheveux roses, pâles, eux aussi. Un homme se tient à ses côtés, les cheveux châtains clairs, quelque peu délavés, sans doute par l'eau chlorée d'une piscine. Musculature assez importante, mais juste ce qu'il faut. Ses yeux sont verts sapin. La femme tient entre ses bras un bébé. Elle est souriante et contemple son enfant nouveau-né. Le mari, un bras passé dans le dos de sa femme, laissant posée sa main sur l'épaule droite de celle-ci, la tête penchée de façon à être contre celle de sa femme, contemple lui aussi le petit être riant dans les bras de sa mère. Lui aussi est souriant. Le bonheur semble bénir ces trois êtres. L'enfant est une petite fille, elle a déjà des cheveux, roses pâles comme ceux de sa mère, et possède des yeux verts, mais pas comme ceux de son père, les siens sont verts émeraude. Ses yeux pétillent, de vie, de malice, ils brillent de milles éclats, tout comme son sourire. Elle regarde ses parents. Elle est heureuse.
...Autre photo, autre année, mais toujours les même personnes, mais cette fois entourées des membres de leur famille. Au centre de la photo, une petite fille d' à peine quatre ans souffle les bougies de son gâteau d'anniversaire. Ses parents se tiennent à ses côtés, souriants et contemplant avec tendresse et amour cette petite fille, leur petite fille ... Beaucoup de personnes sont présentes, on peut lire la joie sur tous les visages. On voit des yeux de divers verts, quelques uns mauves, voire violets, quelques cheveux roses, mais ils sont rares et ne sont portés que par des femmes, des cheveux châtains, des yeux bruns ... Toute la famille est réunie, tous souriants, tous heureux et regardant tous cette magnifique petite fille ...
...Encore une autre photo. Cette fois la petite fille a 6 ans. Elle est toujours aussi rayonnante. Elle rit sur la photo. Ses parents la regardent, pleins d'amour, de tendresse, de douceur, de fierté ... Cette petite fille est magnifique et semble, à elle seule, illuminer toute la photographie ...
...Dernière photo. La petite fille a toujours 6 ans. Ses parents sont là, mais on ne peut pas les voir car leurs corps sont masqués par des cercueils en bois ... La petite fille se tient devant, mais plus aucune joie n'est visible sur son visage, plus aucun éclat ne brille dans ses yeux, plus aucun sourire n'étire ses lèvres, plus aucune couleur n'éclaire son visage ... Au lieu de cela, c'est un voile de douleur, de tristesse, qui semble avoir recouvert son visage ... Des larmes perlent sur ses joues. Elle fixe intensément les deux cercueils, comme pour trouver le détail qui lui fera réaliser que tout cela n'est qu'un cauchemar, un horrible cauchemar duquel elle va se réveiller ...

...Retour à la réalité. La jeune fille secoue sa tête en se levant comme pour chasser ces sombres pensées. Pourtant son regard se repose sur cette dernière photo. Et encore une fois elle se pose cette même question :
« Mais qui diable a été assez stupide pour prendre cette photo et pour me l'envoyer après ? »
...C'est vrai, a-t-on jamais vu quelqu'un prendre une photographie le jour d'un enterrement ? Pourtant Sakura - car c'est le prénom que porte cette si charmante jeune fille, qui est déjà femme dans sa tête - l'a conservée. Cette photo ... Ce jour si horrible où on lui a arraché ses parents, ce jour où sa vie a basculé, ce jour où elle s'est retrouvée seule, ce jour où elle a compris que désormais, elle était orpheline ...

# Posté le lundi 24 mars 2008 12:25

Modifié le dimanche 28 juin 2009 05:44

xPubxsasusakuxpub

xPubxsasusakuxpub
Vous avez un blog mais il est peu connu? Il contient une fic sur le couple Sasuke et Sakura? Alors ce blog est fait pour vous! Dans son blog vous mettez le titre de votre fic, le résumé, les couples et elle fait un article avec un lien! C'est trop bien!^^ Merci à toi xPubxsasusakuxpub !

xPubxsasusakuxpub

# Posté le mardi 25 mars 2008 08:44

Modifié le mardi 25 mars 2008 08:59

Chapitre 2

Chapitre 2


...Sakura fixait encore cette photo tout en se levant de son lit.
Oui, elle l'avait gardée cette photo. Quelqu'un d'autre l'aurait sans doute jetée, mais pas elle.
Pourquoi garder une telle photo ? Cela n'avait aucun sens, c'était même une torture que de voir cette photo ... Oui ... C'était une torture à chaque fois qu'elle la regardait ... C'était toujours la même chose dès qu'elle posait son regard sur cette photo ... Gorge serrée à lui en faire mal, mâchoire crispée, estomac noué, mains fermées en poings tremblants, yeux humides et picotants, lèvres retroussées, corps raidi, respiration haletante et difficile ... Puis, d'un coup, elle détournait la tête, ne pouvant supporter d'avantage cette vision. C'est ce qui se passe, Sakura se détourne, sors de sa chambre en direction de sa salle de bain.
...Mais si cette vision la faisait tant souffrir, pourquoi se l'infliger ? Parce que Sakura ne voulait pas oublier, elle ne le pouvait pas. Non, elle ne pouvait pas oublier ce qu'elle avait compris ce jour là. Outre le fait qu'elle était désormais seule et que c'était à elle, et à elle seule, de se prendre en charge, elle avait aussi compris combien la vie était quelque chose de précieux, de fragile, un fil de soie tendu à l'extrême et qui peut casser à tout moment ... Elle avait compris que plus jamais sa vie ne serait la même ... Elle s'était aussi aperçue de tout ce qu'elle aurait aimé dire à ses parents, combien elle les aimait, combien ils la rendaient heureuse, combien elle se sentait bien quand ils la serraient contre eux, combien elle aimait les entendre rire, combien elle aimait les voir sourire ...
...Elle s'était aussi aperçue, que contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce qui nous manque le plus dans la perte des êtres chers, c'était tous ces petits moments, ces petits instants de bonheur, ces petites manies et habitudes.
Désormais, le matin quand elle se réveillait, elle n'entendait plus la douce voix de sa mère l'appeler délicatement ...
Désormais quand elle déjeunait le matin, elle ne voyait plus sa mère s'affairer à tout préparer, ni son père, journal en mains, lui rappeler, un sourire en coin, tout en sachant que cela ne servait à rien, qu'il y avait déjà bien assez, et que même si sa fille et lui-même mangeaient avec appétit, il n'était pas utile d'en faire pour toute une armée ...
Désormais, lorsqu'elle partait pour son lycée, elle n'avait plus l'étreinte de ses parents, ni leurs sourires bienveillants, ni les rappelles incessants, surtout ceux de sa mère, lui rappelant de toujours bien regarder avant de traverser, de ne pas parler aux étrangers, de ne suivre personne, et de son père qui levait gentiment les yeux au ciel en disant à sa femme qu'une fois suffisait par jour, et que sa fille était assez intelligente pour comprendre.
Elle n'avait plus non plus leur odeur l'accompagnant encore durant le trajet.
Désormais, lorsqu'elle rentrait chez elle, elle ne voyait plus sa mère dans l'entrée, un immense sourire chaleureux et plein d'amour aux lèvres, rayonnante, lui demandant comment s'était passée sa journée, ni son père arrivant, souriant lui aussi et prenant sa fille dans ses bras ...
...Non, désormais, c'était le bruit strident du réveil qui la forçait à ouvrir les yeux.
Désormais, lorsqu'elle déjeunait, c'était dans un silence pesant, et devant une chaise vide, un seul bol, une seule assiette contenant uniquement deux tartines, et un verre de jus.
Désormais, son départ pour le lycée se faisait dans le silence le plus total.
Désormais, son trajet n'était accompagné que par l'odeur des pots d'échappements, des fumées de cigarettes, et parfois même de l'urine d'animaux ...
Désormais, lorsqu'elle rentrait chez elle, elle retrouvait une maison vide, sans âme, froide, où régnait un silence de mort ...
...Oui, c'était tous ces petits instants tout simples qui lui manquaient le plus.
...Chez sa mère, elle regrettait ses yeux pétillants de malice, ses sourires chaleureux, sa voix si douce, son rire cristallin, ses étreintes rassurantes, ses baisers sucrés ...
...Chez son père, c'était son petit sourire en coin, ses bras puissants qui l'étreignaient et lui donnaient ce sentiment d'être protégée, ses cheveux châtains, délavés et toujours ébouriffés, dont le négligé était « très travaillé », (comme se plaisait à le taquiner sa femme), ces regards complices qu'ils échangeaient à chaque fois que la mère de famille en faisait trop, ce qu'ils trouvaient, au fond, très attendrissant ...

...Sakura laissait l'eau chaude de la douche chasser ses pensées et ses souvenirs en même temps que son reste de fatigue. Quand elle eu finit, elle alla prendre ce fameux petit déjeuné qu'elle avait tant apprécié par le passé et qu'elle détestait tant aujourd'hui ... Elle retourna dans sa salle de bain afin de se brosser les dents. Une fois terminé, elle se dirigea vers sa chambre, ouvrit la fenêtre afin d'aérer et fît son lit. Ensuite, elle retourna de nouveau dans la salle de bain pour se coiffer.
Elle avait pris cette manie de toujours espacer ces instants passés à s'occuper d'elle dans la salle de bain, avec son ménage, car elle voulait rester en activité pour ne pas laisser errer ses pensées du côté de ses parents ...
...Une fois coiffée, elle alla dans sa chambre pour s'habiller. Un bustier rouge sombre, très près du corps, en cuir, quelque peu rigide, dessinant parfaitement ses formes, à savoir une poitrine généreuse mais tout de même discrète, sa taille fine et bien dessinée, son ventre ferme et musclé, et ses hanches joliment rondes. Oui, Sakura était très belle, des formes là où il en fallait, elle n'était ni plate ni grosse.
En bas, elle enfila un pantalon moulant en cuir noir. Ses cuisses étaient fermes, son fessier également, rond, généreux, mais discret, elle avait de jolies petites fesses, bien rebondies et ce depuis la naissance, sa mère la taquinant toujours à lui rappeler qu'elle avait « des fesses à croquer ». Ses jambes étaient fines, elle avait des mollets fins et musclés.
Elle se chaussa de bottes noires, en cuir également, à talons aiguilles et à bout pointu. Elle chaussait du 36. De petits pieds délicats.
...Sakura prit son sac, une sacoche, elle ne faisait jamais passer la hanse devant sa poitrine, elle l'a portée toujours sur son épaule droite, comme un sac à une seule hanse, laissant sa main reposer sur le croisement que formaient la bandelette de tissu avec le reste du sac. Sa sacoche était toute simple, noire. Sakura prit ses clés, posées dans un vide-poche sur la console de l'entrée. Elle claqua la porte.
Aujourd'hui était sa première journée en Terminale Littéraire. Elle espérait que le programme de français serait intéressant, que le professeur serait à la hauteur, qu'il y aurait de bons sujets de dissertation. Elle espérait aussi que le programme de philosophie ne serait pas trop niais.
Espérer ... Un verbe qu'elle croyait avoir bannit à jamais de son vocabulaire ...
...Oui, il ne lui restait plus que sa passion pour la maintenir en vie ...

# Posté le mardi 25 mars 2008 17:59

Modifié le dimanche 28 juin 2009 06:05